14.12.2008
8 Mars 1457
Depuis quatre jours, nous nous postons régulièrement, à tour de rôle, dans un petit bosquet bien touffu. A plusieurs reprises, nous avons pu apercevoir les créatures. Nous avons d’abord vu une femme, puis nous l’avons revue portant un enfant. Plus tard nous avons aperçu deux hommes accompagnés de ce qui semble être un jeune.
Chose surprenante, ces créatures sont vêtues presque comme des êtres civilisés. La femme porte un fichu sur la tête et une sorte de robe et de tablier ; les hommes portent pantalons, chapeaux et chemises presque semblables aux nôtres, quoique de coupe grossière. Tous portent des sabots comme j’ai déjà pu en voir en Europe. Nous avons longuement débattu et je suis finalement convaincu qu’il s’agit réellement d’êtres humains, qui vivent là sur cette île à l’écart de tous. Certes ils appartiennent sans doute à une race différente de la nôtre et ne parlent pas notre langue ; il est improbable qu’ils aient reçu le message chrétien. Mais leur peau est étonnamment claire et je songe de plus en plus à tenter une approche. Il est après tout de notre devoir d’évangéliser tous les hommes, fussent-ils sauvages.
- Capitaine ! Capitaine !
- Qu’est ce qui vous rend si pantelant ?
- J’ai approché la femme.
- Quoi ?
- Il n’y a pas cinq minutes.
- Que me chantez-vous là ? Vous lui avez parlé ? Elle vous a vu ?
- Elle m’a vu, mais je n’ai pas eu le temps de lui parler. Elle s’est enfuie à toutes jambes quand j’ai jailli du bosquet.
- Ah ! Quelle idée aussi d’apparaître ainsi au coin d’un bois tel un satyre ! N’avez-vous donc aucune galanterie ?
- Vous disiez vous-même que ça n’est pas vraiment une femme.
- Ne soyez pas si tatillon. A présent nous n’avons plus aucune chance d’entreprendre avec eux des rapports cordiaux.
- Anicet suggère de reculer un peu le camp pour ne pas les effrayer ; puis de le rapprocher un peu chaque jour. C’est ainsi qu’on apprivoise certaines espèces.
- Anicet a raison, et vous êtes un imbécile. J’espère qu’elle n’aura pas averti toute sa tribu de votre apparition ; je vous rappelle que nous ne sommes que six.
***Et maintenant, une page de publicité (j'ai été payée très cher pour ça, alors écoutez bien): Après une fin tragique, Baron Ours est de retour d'entre les morts, plus grognon et clignotant que jamais, et ça va faire des ravages.***
12:49 Publié dans Texte | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note












Commentaires
Heeey, y'a pas de sexe !
Ecrit par : Francis | 15.12.2008
C'est la conte?
Ecrit par : Riley @ telephone cards | 23.10.2009
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