09.12.2008
13 Février 1457
Une guerre civile a éclaté au sein de notre petit groupe. Bienvenu s’entêtait dans son idée de rester ; j’encourageais les hommes à me suivre. Il en résulta une bagarre forcenée qui opposa une moitié de l’équipage à l’autre. Nous déplorons un mort dans chaque camp : chez lui, le lieutenant Duparc ; de mon côté, un matelot nommé Peyron. Il devient plus aisé de faire la liste des vivants que celle des morts à présent, et la répartition se fait comme suit :
Honnêtes hommes : Thomas Boulanger, Jacques Luberon, Armand Ricard, Eustache Danton, Jean Lafleur, Anicet Pantalion, Gédéon Camus, Henri Jardin.
Traîtres à la solde de Bienvenu : Eugène Grillet, Benoît Vachon, François-Marie Pasteur.
Les nôtres se sont retranchés dans la forêt ; demain, nous nous mettons en route pour la conquête de ces terres.
- Par où commençons-nous, Capitaine ?
- Eh bien ! Marchons d’abord au Nord et cherchons à sortir de cette forêt. Si nous atteignons cette colline, nous aurons une meilleure vue de la région.
- Cela me paraît un bon plan.
- Je suggère que nous nous organisions avec méthode. Thomas marchera en avant avec le grand couteau : il nous ouvrira la voie. Eustache et moi suivrons avec des bâtons ; viendront ensuite les autres en file indienne et Jean fermera la marche en chantant.
- Monsieur, j’aimerais mieux échanger ma place avec un autre, parce que je ne sais pas chanter.
- Vous ne savez pas chanter ? Cela ne se peut. Essayez donc : la, la.
- La, la.
- Mais non : La, la.
- La, la.
- Vous le faites exprès.
- Je vous l’avais dit : je ne sais pas chanter.
- Si vous n’y mettez pas un peu du vôtre, on n’avancera jamais. Armand, prenez sa place.
- Avec joie, monsieur. J’aime beaucoup chanter.
- Allons-y.
- Alléluia, la nuit est là…
- Halte !
- Aïe !
- Ne poussez pas !
- Que se passe-t-il ?
- Armand, cela ne convient pas du tout. Ce n’est plus la saison des chants de Noël et puis d’ailleurs ça n’est pas entraînant.
- Monsieur, je ne connais rien d’autre que des chants de Noël. Celui-là est très joli.
- Qui d’autre ici peut chanter à l’arrière ? Gédéon ?
- Moi je connais des chansons paillardes.
- C’est encore préférable. Allons !
16:02 Publié dans Texte | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note












Commentaires
Ils étaient tous les deux, ils étaient amoureux, ils étaient heureuuux
Chaque soir chaque matin ils partaient au turbin le coeur plein d'entraiiiin
A l'atelier, ses copines lui disaient, mais qu'est-ce qu'il a donc ton Dudule ?
Il est pas beau, il est mal fait, mais elle tranquillement répondaiiiit ...
Ecrit par : Francis | 09.12.2008
Gédéon? mais qu'est ce que tu fais là ?
Ecrit par : Répondeur | 09.12.2008
Quelle est la présentation du texte sur la page qui s'est passé?
Ecrit par : Korean : online phone cards | 08.10.2009
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